La situation est grave mais pas désespérée, c’est ainsi qu’on pourrait résumer l’état d’esprit des professionnels de l’immobilier réunis au MIPIM de Cannes, le Marché International des Professionnels de l’ Immobilier. S’il est toujours agréable de passer quelques jours sur la côte, l’ambiance n’est pourtant pas à la fête. Entre la hausse des taux d’intérêt il y a un an, la crise de l’immobilier américain l’été dernier et une croissance qui fait grise mine, difficile d’afficher un optimiste débordant.

Gel du marché

En attendant, on observe un statut quo de l’offre et de la demande. Les vendeurs sont obligés de revoir leurs exigences à la baisse, tandis que les acheteurs voient leurs dossiers de prêt refusés. Dans ce contexte, transactions et constructions marquent le pas faute de financement. Une situation qui, pour les plus optimistes devrait se stabiliser dès été, en fin d’année pour les autres.