Dans un immobilier malmené, ballotté depuis plusieurs mois, il y a un îlot de calme : la construction. Si tous les constructeurs ne sont pas tous logés à la même enseigne, loin de là, certains s’en sortent mieux que d’autres. C’est le cas de Bouygues avec un très bon premier semestre 2008. De bons chiffres qui peuvent surprendre tant la situation immobilière nage en plein marasme. Une bonne nouvelle, certes, mais qui ne doit pas faire oublier la fragilité du secteur. Et Bouygues se veut prudent. Si le carnet de commandes est plein, encore faut il les honorer avec une main d’œuvre compétente et suffisante. Ce qui n’est pas évident. Autre souci, la frilosité des banques qui ne prêtent que du bout des doigts. Bouygues le sait. Si le premier semestre a été bon, le vent risque de tourner d’ici quelques mois. Les effets de la crise sont inévitables. Il faut juste les attendre. Et être fataliste ou philosophe.